Prise en compte de l’agriculture dans les négociations climatiques en Afrique de l’Ouest : La déclaration de Niamey

La déclaration de Niamey a définit les stratégies sous forme d’engagement des etats membres à défendre de manière effective et efficace, et sur toutes ses dimensions, la position commune africaine de négociations sur le climat lors de la 21ème Conférence des Parties sur le Climat (COP21) qui s'est tenue à Paris (France) en décembre 2015 

Les Ministres en charge de l’Environnement dans les pays membres de la CEDEAO, du CILSS et de l’UEMOA ont adoptés par acclamation la Déclaration de Niamey Sur les Contributions Prévues Déterminées au niveau National (CPDN) dans les secteurs de l'agriculture, de l'élevage et de la foresterie, le 28 Avril 2015 à Niamey, République du Niger.

La déclaration portait les engagements à:

  1. défendre de manière effective et efficace, et sur toutes ses dimensions, la position commune africaine de négociations sur le climat lors de la 21ème Conférence des Parties sur le Climat (CdP21) qui se tiendra à Paris (France) en décembre 2015 ;
  2.  réaffirmer la priorité que représente l'adaptation dans les négociations, comme exprimée par le Groupe africain des négociateurs et la Conférence ministérielle africaine sur l'environnement, et notamment dans les CPDN ;
  3. créer les conditions favorables pour que soit adopté à l'issue de la CdP21, un protocole, un autre instrument juridique ou une solution concertée ayant force juridique en vertu de la Convention applicable à toutes les parties, ambitieux, juste et équitable;
  4.  élaborer aussi rapidement que possible des Contributions Prévues Déterminées au niveau National "justes et équitables" intégrant de façon ambitieuse les secteurs de l’agriculture, l’élevage et de la foresterie ;
  5.  soutenir que soit présent dans l’accord de Paris la question de l’utilisation des terres, compte tenu de l’importance du potentiel de séquestration du carbone dans la restauration des terres ;
  6.  soutenir dans l’agenda des solutions la mise à l’échelle des pratiques innovantes d’adaptation aux changements climatiques, notamment celles d’agriculture intelligente face au climat, et le développement des systèmes d’alerte précoce ;
  7.  renforcer les réseaux d’observatoires existants ou à créer, consacrés à des approches intégrées en matière de changements climatiques et de développement durable ;
  8. demander aux parties et autres bailleurs, le respect de leurs engagements financiers pris vis-à-vis du Fonds vert pour le climat d’une part et d’autre part mettre en place un mécanisme d’accès flexible au fonds ;
  9.  demander au Secrétariat du Fonds vert pour le climat d'accélérer l’appui à la préparation de nos pays à accéder rapidement à ces ressources financières et de garantir l’octroi de ressources conséquentes du fonds vert pour les secteurs agriculture, élevage et forêts ;
  10. soutenir politiquement la préparation des pays de la sous-région pour bénéficier des financements et opportunités pour la mise en oeuvre de l'initiative REDD+ ;
  11. encourager la société civile à soutenir la dynamique créée depuis le Sommet sur le climat tenu en septembre 2014 à New York et de participer activement aux négociations sur le climat au cours de l'année 2015.
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Négociations Climatiques
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